Les plantes se déplacent t-elles ?

Pensez-vous que les plantes bougent ? Qu’elles se déplacent ? Ou pensez-vous qu’elles restent immobile et sont esclave du sol ? Et bien non, les plantes se déplacent bel et bien. Et voici pourquoi!

Les cellules végétales s’étirent et bougent. Les racines restent ancrées dans le sol, cela reste tout de même invisible à l’oeil nu. Les arbres ne cessent de bouger. Les cellules qui constituent leur tronc s’allongent et se ramassent en permanence pour corriger leur posture, se servant de la pression qui règne en leur sein comme moteur.
En mesurant les dimensions du réseau de cellulose qui structure la paroi des cellules du bois, Bruno Clair, de l’université de Kyoto au Japon, a montré que le pas du réseau ( l’espace entre deux cellules ) fluctue selon la pression.
La paroi joue un peu le rôle d’un muscle.
Les arbres ne font pas que pousser, ils se mettent en mouvement pour s’adapter à leur environnement.

On a longtemps considéré les plantes comme des organismes passifs dépourvus de capacités perceptives.

En réalité, elles sont sensibles à de multiples stimulus, telles la lumière ou la gravité. Elles seraient même sensibles à leur propre posture.

Elles y répondent par des mouvements rapides, fondés sur le gonflement réversible de certaines cellules, ou par un contrôle de leur croissance, grâce auquel elles se redressent, se courbent ou tournent sur elles-mêmes.

Bruno Moulia est directeur de recherche à l’Inra (Institutnational de recherche agronomique) dans l’Unité mixte de recherche «Physique et physiologie intégratives de l’arbre forestier oufruitier». Il a participé à plusieurs études prouvant les capacités de perception des plantes, qui a permis de comprendre que les plantes sont capables de percevoir leur propre forme et d’adapter leur croissance et leurs mouvements en fonction.

J.G.

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Les moustiques, un nouveau problème pour notre planète ?

Les océans de la planète sont contaminés par les micro-déchets plastiques ( 88% de la surface des océans sont pollués ).

Les milieux d’eau douce sont également contaminés, via les eaux de rejets domestiques qui échouent dans les lacs et les rivières.
Les larves de moustiques se développant dans les milieux d’eau douce, consomment ces microplastiques.

Ces larves sont en train de devenir un problème, cela aggrave le niveau de pollution mondiale.
Les déchets consommés au stade larvaire sont stockés dans l’organisme, jusqu’au stade adulte.

Des chercheurs ont été surpris par la forte quantité de plastique transférée aux adultes. D’autant, qu’une partie de l’intestin des larves est dissoute dans la chrysalide ( C’est le stade de développement intermédiaire entre larve et adulte ).

Mais il y a plus surprenant encore : la rétention des plastiques dans l’intestin adulte. Cette accumulation représente une nouvelle voie de pollution plastique dans l’environnement.

Les grenouilles et autres chauves-souris, en mangeant des moustiques, se trouvent à leurs tours contaminées. Il s’agit maintenant de quantifier l’impact de cette pollution.

Pour conclure, les moustiques contribuent à propager la pollution aux microplastiques.

J.G.